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Politique locale

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PERUGINI: nouveau coup de théâtre!

Après avoir prôné l'intolérance envers la compagnie de théâtre 'Princesse Peluche', après avoir pratiqué l'exclusion avec la compagnie 'Orphéon Théâtre Intérieur' l'équipe PERUGINI et ses responsables communication mettent  des bâtons dans les pattes des Zèbres!

Suite à la diffusion d' une lettre de Patricia Jean et Patrik Cottet Moine, responsables de la compagnie les Zèbres, dénonçant les difficultés rencontrées pour mener à bien leur contrat culturel avec la municipalité de Cuers, nous avons demandé à Paul Garnier, ancien  Adjoint à la Culture, de répondre aux auteurs de cette lettre:


Cuers, le 30 septembre 2009

 

 

Patrik COTTET MOINE 

Compagnie des Zèbres

 

 

 

Patrik,

 

 

J’accuse réception de votre mail concernant les difficultés et tracas que vous avez rencontrés dans votre partenariat culturel avec la ville de Cuers et en particulier la Municipalité conduite par Gilbert PERUGINI.

 

Aussi, c’est en ma qualité d’ancien adjoint à la Culture (2001-2008) et au nom des collègues de notre équipe « Cuers Ensemble » que je prends ma plume pour vous adresser ces quelques lignes.

 

Tout d’abord pour vous dire qu’en aucun cas, nous aurions pu imaginer que vous étiez de près ou de loin associé à la programmation théâtrale du week-end dernier.

En premier lieu parce que personne à Cuers ne peut imaginer que vous puissiez programmer ou vous associer à un tel spectacle ;

En second lieu parce que lorsque vous vous êtes engagé à venir jouer devant les Cuersoises et les Cuersois, vous n’avez jamais déprogrammé votre venue, bien au contraire.

 

Mais ce sont les nouvelles règles du jeu qui prévalent aux destinées de la « Culture » à Cuers. Nous nous sommes d’ailleurs permis d’interroger personnellement M. Le Maire sur l’annulation de ce spectacle ; ce dernier n’était pas au courant à l’heure où les affiches déprogrammant l’initiative étaient collées dans tout le village par les services municipaux : Drôle de conception en effet de la communication municipale.

 

Dans votre message, vous incriminez la façon dont est pilotée et mise en œuvre la politique Culturelle de l’actuelle Municipalité.

Dans ce domaine de la Culture, du spectacle vivant, nous rejoignons votre analyse sur cette incompétence qui règne aujourd’hui en maître à tous les niveaux décisionnels à Cuers.

Vous le savez, nous condamnons ces choix politiques et de gestion qui conduisent à faire de notre commune un désert Culturel où quelques représentations médiocres sont sensées sauver la face de quelques âmes en mal de reconnaissance.

 

Lorsque vous avez souhaité construire une convention avec l’actuelle municipalité, pour ne pas pénaliser les Cuersoises et les Cuersois m’avez-vous dit, je vous ai confié que l’objectif était louable, sincère, désintéressé mais que je ne pensais pas que les éléments constitutifs du contrat de confiance puissent être réunis avec cette nouvelle équipe.

Vous en faites aujourd’hui l’expérience désolante.

La gestion désastreuse du dossier d’Orphéon, les coups de force dignes d’une autre époque, la façon partiale, partisane dont a été traitée la programmation théâtrale, sa convention qui faisaient pourtant l’objet d’un label départemental, témoignent de cette vision étriquée.

Pourtant n’importe quel acteur public sait aujourd’hui que s’il y a un domaine qui échappe par essence, par définition à la caricature idéologique c’est bien celui de la politique culturelle, un monde où les passions, les envies, les idées doivent bouillir, se confronter, s’échanger pour aboutir in fine à la création. Nous avons dit et écrit qu’il ne saurait y avoir compétition mais plutôt complémentarité, « associativité ».

 

En cela, il est bien triste que quelques personnes isolées, éblouies par leurs ambitions personnelles se soient amusées à opposer les choses sur le dossier d’Orphéon en réduisant tout une approche comptable et mercantile même s’il est vrai que la convention était perfectible dans de nombreux aspects.

Ce sont souvent les mêmes qui, après avoir voté, sans aucune réserve l’ensemble des conventions avec l’association Orphéon, ont attendu la campagne électorale pour tenter de nous expliquer comment il fallait rentabiliser la culture en opposant à ce qui était fait, une « pseudo » modernité sans jamais être capables pour autant de lui donner un contour. Aujourd’hui, ayant revêtu leur habit de sirène, ils tentent maladroitement des opérations de séduction, en multipliant les promesses, tout en adressant des regards de velours à la majorité municipale.

 

La réalité est bien plus complexe : elle tient au fait que la Culture dans une Commune est l’affaire de tous, qu’elle ne doit pas être l’affaire de spécialistes, devenir un produit destiné à une élite mais un bien précieux fragile, accessible au plus grand nombre.

Positionné à la frontière du rêve et de la réalité prégnante, l’artiste, l’acteur ; parfois de façon tragique lugubre, cynique ; parfois de façon joyeuse, humoristique, nous ouvre les yeux sur le monde.

Cette culture là a un prix, celui du talent, celui du service public et n’a un coût que pour ceux qui n’ont pas osé pousser la porte du théâtre.

 

Nous vous faisons entièrement confiance pour jouer ce rôle et nous ne doutons absolument pas de votre capacité à être porteur de cette conception des choses.

Il reste malheureusement que pour l’heure, les Cuersoises et les Cuersois sont pénalisés, enfermés à l’intérieur d’une parenthèse que nous souhaitons la plus courte possible aussi démocratique soit-elle.

 

Nous vous prions de croire en l’assurance de nos sentiments dévoués envers notre commune et ses habitants.

 

Bien à vous,

 

 

Paul GARNIER

 

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