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Politique locale

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Lu dans la presse:

La gauche appelle au respect de« I'esprit republicain »


Depuis I' élection de I'UMP Gilbert Pérugini, les élus de I' opposition sont la cible d'attaques permanentes.

La réputation du nouveau maire UMP de Cuers n'a pas tardé à franchir les frontières de la commune et même du département. Nombreux sont ceux qui se souviennent de ses frasques dans la guerre qu'il a entamée contre l'association 'Orphéon-Théâtre intérieur' quelques jours après s'être installé dans le fauteuil de premier magistrat. L'affaire a en effet fait grand bruit et suscité une foule de désapprobations dans les milieux culturels locaux et nationaux, ainsi que du monde politique et associatif.

Plus de six mois se sont aujourd'hui écoulés depuis l'élection de la nouvelle municipalité et force est de constater que la manière, pour le moins cavalière, dont il a traité le dossier Orphéon est symptomatique d'un état d'esprit beaucoup plus général, mais pas beaucoup plus réjouissant. La gauche cuersoise en sait quelque chose: les conseillers municipaux d'opposition en font la triste expérience à chaque conseil municipal. La dernière assemblée communale n'a pas failli pas à la règle.

Outre la désormais coutumière ambiance délétère qui y règne, elle a cette fois-ci été le théâtre de remarques et d'incidents que les élus d'opposition de gauche ne comptent pas laisser passer. « Le conseil municipal s'est déroulé dans un brouhaha qui a singulièrement manqué de sérénité», commente Gérard Cabri: ancien maire de la ville. Paul Garnier, ex-adjoint a la Culture,  ajoute pour sa part que les propos qui ont alors fusé « sont de nature à porter atteinte à leur intégrité ». Ainsi le débat sur une décision modificative du budget a notamment été le prétexte pour des élus de la majorité de se livrer à un réquisitoire en règle à regard de la précédente municipalité, taxée d'être  responsable d'un « gouffre financier»


«  Dénigrement systématique »   .

Des propos qui font écho à la campagne électorale menée par Gilbert Pérugini et consorts, a savoir: « agitée et fondée sur le dénigrement systématique des actions et du bilan de l'ancienne équipe municipale». Surtout, la critique est formulée en lieu et place d'un projet et de véritables mesures en faveur de la commune. « Nous avons certes toujours gèré à l'équilibre. Mais si le déficit avait été si énorme, il aurait entrainé l'intervention du préfet et de la chambre régionale des comptes, ainsi que le prévoit la loi », indique Paul Garnier. .

Autre dossier, autre pierre d'achoppement à Cuers, la culture est décidément un dossier qui fâche. Tentant une question concernant la programmation théâtrale, Paul Garnier est une nouvelle fois renvoyé dans ses cordes. Gratifié d'un : « Les communistes n'ont pas de leçon à donner » ou encore: « Vous rendrez des comptes à la justice ». Le ton et la nature du discours témoignent que l'on n'est plus alors, depuis un moment déjà d'ailleurs, dans le traditionnel débat droite-gauche qui a couramment lieu au sein d'un conseil municipal. « J'ai été interrompu avec virulence par un adjoint alors que je posais une question sur une délibération qui était à l'ordre du jour », raconte I' élu de gauche. Lorsqu'il demande s'il peut poursuivre, le maire lui répond que « oui » d'un hochement de tête. Mais il n'y parviendra finalement pas. Les quatre conseillers municipaux de gauche réclament donc que le règlement intérieur dont le maire est, normalement, le garant, puisse être observe à l' avenir. Un courrier lui a récemment été adressé en ce sens, avec copie au préfet (lire ci-contre). Une question de respect de « l'esprit républicain ».


 Demande d'audience au maire.

 Dans un courrier au maire, les quatre élus de gauche (G. Cabri, S. Dezaunay, A. Magnan et P.Garnier ) estiment que « I' attitude de certains élus du groupe majoritaire n'est, à leur sens, pas tolérable a I' intérieur d'une assemblée délibérante Aussi jugent-ils « surprenant et « inacceptable qu'un « adjoint menace de poursuivre en justice personnellement un conseiller municipal pour des questions administratives qui relèvent de la simple gestion communale et de I' exercice de sa délégation. Ils poursuivent: « Nous ne sommes pas disposés à laisser dire 'importe quoi et, s'il le faut, nous saisirons le préfet sur ces questions. II nous semble que les attaques incessantes et de plus en plus virulentes [...]  relatives aux appartenances politiques et a la philosophie e pensé des élus n'ont pas leur place au sein de l'assemblée communale.

Agnes MASSEI

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