Politique locale


Pourtant si l'on en croit ses déclarations passionnées sur l'état de la commune, ses priorités auraient dû être de s'occuper de la santé de Cuers, de son Budget ! Est-ce à dire que notre chère commune ne se porte pas si mal ?
Chargées de symboles, ces premières décisions sont bien là pour rappeler aux Cuersoises et aux Cuersois à qui appartiennent désormais les clefs de ville ! Heureusement que nous avons connu d'autres façons de gérer les affaires locales, d'autre manières d'exercer les responsabilités, sinon nous aurions une piètre idée de l'exercice du pouvoir local.
Pour en revenir à la convention théâtrale qui lie la commune à l'association ORPHEON, nous pensons qu'un contentieux avec une artiste n'aurait pas dû mener la nouvelle Municipalité à remettre en cause le travail mené par la compagnie ORPHEON sur Cuers. De plus, c'est au Conseil Municipal de débattre de tout cela et non au Maire, entouré de quelques élus de prendre de telles décisions. Est-il utile de rappeler que le Conseil général, la Région PACA et l'Etat sont engagés dans le soutien à cette politique culturelle ? Gérard CABRI, au nom des élus de notre groupe a interpellé M. Le Maire sur ce dossier en demandant l'inscription d'une question orale à l'ordre du jour du prochain Conseil Municipal.
Dans un éditorial présentant la saison de l'Abattoir, il y a deux ans Guy GUIGOU citait Victor HUGO qui écrivait « Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule ». Quelle belle idée et quel beau rêve de vouloir mettre en débat, rendre accessibles au plus grand nombre, par la passion et le talent, les créations de nos artistes !
A quelques semaines de l'ouverture du festival d'Avignon ayons à l'esprit que ce sont ces saltimbanques des temps modernes qui nous offrent l'occasion de consommer toute autre chose que la culture indigeste et de bas étages si chère à TFI. Alors, au lieu de les bâillonner, de les maudire, remercions nos artistes et laissons les jouer leur rôle dans notre société.
Si jamais un jour, ils devaient ne plus nous déranger ; nul doute qu'il serait alors trop tard !